Mon parcours en tant qu’étudiante infirmière : de A à Z !



     Hey ! Je ne me suis pas encore présentée ici, sur mon nouveau blog. C’est alors de ce pas que je vais m’empresser de le faire. Je suis Audrey Pinettes, j’ai 20 ans et je suis actuellement en 3ème année d’école infirmière, semestre 5 pour être précise.  Je vais, dans cet article, vous parler de mon parcours en tant qu’étudiante infirmière, de l’idée de devenir infirmière jusqu’au diplôme voire même après, concernant mon futur parcours professionnel
   Lorsque j’étais enfant et encore en maternelle, mes parents et mes professeurs ont pris la décision de me faire sauter une classe et d’ainsi faire seulement deux années de maternelle. J’étais mature pour mon âge et très à l’avance concernant les exercices proposés ainsi que par rapport à l’apprentissage. Tout au long de mes études, j’ai alors été la plus jeune de ma classe avec une année d’avance ; fait qui n’a pas du tout entravé mon parcours, ni ne s’est montré contraignant pour moi. Au contraire, cela m’a permis d’acquérir une certaine maturité qui encore aujourd’hui facilite mon quotidien quant à la gestion de celui-ci, mon organisation concernant la formation en soins infirmiers ainsi que mon autonomie et mon indépendance. 

   A 13 ans, âge où je me suis retrouvée au collège, en 3ème, un choix devait être pris : celui de l’orientation professionnelle au lycée. J’ai longuement hésité, et me suis retrouvée démunie. Comment pouvais-je trouver ma voie à 13 ans ? Qu’est-ce que j’ai envie de faire ? J’ai pris la décision de la simplicité et ai suivi le parcours de mon frère, âgé de 3 ans de plus que moi. Me voilà au lycée, dans un cursus professionnel de baccalauréat professionnel de commerce. `
   Mes années lycée se sont déroulées sans grand sérieux de ma part, ne souhaitant qu’une chose : rentrer dans la vie professionnelle le plus vite possible. Comme toute adolescente, cette période-ci a été relativement mouvementée, et mon comportement a adopté ce côté « rebelle ». Ce n’est qu’en terminale, dernière année du lycée que j’ai eu un déclic. Celui-ci correspond au même moment où ma mère rentre en deuxième année d’école infirmière, cursus effectué suite à son ancienneté aide-soignante. J’ai commencé à m’intéresser à son parcours, ses études et à ce que ça lui apportait. Je me suis investie auprès d’elle, je la faisais réviser, réciter, retenir… Je suis quelqu’un de particulièrement curieuse, qui pose de nombreuses questions et c’est un point qui ressort régulièrement - si ce n’est à chaque fois - lors de mes bilans de stage. 



   A la suite de cet investissement, c’est à moi, ma personne, que je me suis posée des questions. Je me suis rendue compte que la filière commerciale que j’ai suivi n’était pas celle qui me correspondait. Lors des stages de découverte que j’effectuais, je n’étais pas épanouie : me lever le matin pour effectuer un tel montant de chiffre d’affaire n’aspirait plus à mes valeurs. Dès que j’avais un moment de libre, je me renseignais sur le métier d’infirmière, sur le contenu des études ainsi que les débouchées auxquelles cela pouvait aboutir. Je posais des tas de questions à ma mère, j’avais soif d’informations, sur ce métier que je connaissais peu mais qui m’attirait tant
   Le seul côté positif du commerce dans lequel je me sentais bien était le relationnel avec le client. En stage, j’étais la vendeuse qui appréciait le contact, qui prenait le temps de discuter avec les clients, de les conseiller.  Je retrouve à ce jour cette nécessité de prendre en compte en premier lieu le relationnel avec un patient dès le début d’une prise en soin, et de l’impact de la qualité que celui-ci apporte à cette prise en soin. Les professionnels de santé n’hésitent pas à me le dire, j’ai un très bon relationnel avec les patients à chacun de mes stages. Une infirmière m’a également dit que si un jour elle était hospitalisée, elle apprécierai avoir une personne comme moi de part mon comportement et ma qualité d’écoute et d’empathie qui prenne soin d’elle. 

   Retour en 2014. Malgré le peu d’intérêt que je portais à mes années lycée, mon seul objectif était d’acquérir mon baccalauréat pour ensuite être sûre de pouvoir intégrer une école en soins infirmiers. En effet, je me devais de tout calculer vis à vis de mon âge (17 ans à l’obtention du baccalauréat) et de l’obtention de celui-ci. J’étais si motivée, que j’ai décidé de travailler en parallèle du bac, les tests psychotechniques et la culture générale pour passer le concours infirmiers. Cuisant échec, je n’ai pas été retenue à l’écrit ; mais point positif pour ma part : c’était plus concret, je savais désormais à quoi m’attendre.
   Je n’ai pas baissé les bras, loin de moi cette idée, je voulais réussir et je me suis ainsi consacrée entièrement à ma dernière année de lycée. Cela a porté ses fruits : j’ai obtenu la mention assez bien. Incroyable pour moi et le peu d’effort fourni durant ces 3 ans. J’étais alors déterminée plus que jamais, et après réflexion j’ai intégré une classe préparatoire au concours infirmier sur une durée de 6 mois pour perfectionner ma capacité de prise de parole à l’oral ainsi que m’entraîner aux tests. J’ai réussi 2 concours sur 4, tous deux sur liste complémentaire. 

Malgré cette réussite, celle-ci ne s’est pas écoulée jusqu’à mon « rang ». J’ai réussi mon concours infirmier, mais je n’ai pas obtenu de place dans un Institut de Formation en Soins Infirmiers. Etant de nature persévérante et n’ayant pas peur de l’échec, j’ai contacté une trentaine d’IFSI, dits déficitaires ou non. En attente d’une quelconque réponse, dès la fin de ma classe préparatoire au concours, j’ai travaillé en tant que saisonnière, j’étais chargée d’emballer et de conditionner des melons dans une station fruitière - comme à mon habitude l’été depuis mes 16 ans où une dérogation a du être faite auprès de mes parents par rapport à mon âge.  Cela m'a permis, avant même d'être majeure d'avoir des responsabilités et de travailler en équipe dans une entreprise assez conséquente en terme d'employés et de chiffre d'affaire. J'étais une des plus jeunes, mais mes supérieurs n'hésitaient pas à me laisser diriger mon poste en autonomie. Avoir acquis ces points forts me permet de pouvoir les mettre en application à chacun des stages que je pourrai effectuer lors de la formation infirmière. Après plusieurs longs mois d’attente et deux mois de vacances d’été à travailler qui ne vont pas tarder à s’écouler… 25 août 2015, appel de l’IFSI de Dieppe. Une place s’est libérée, j’ai la possibilité d’intégrer la formation infirmière, à près de 900 kilomètres de mon entourage. Ni une, ni deux, j’ai mis fin à mon contrat, ai fait mes cartons, et bonjour la Normandie. Je n’avais pas vraiment le temps de réfléchir, la rentrée scolaire était le 4 ou 5 septembre. L’éloignement familial était quelque chose qui me faisait assez peur, acquérir une autonomie financière et personnelle à 18 ans m’effrayait également mais j’étais prête à tout pour effectuer le métier de mes rêves.

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     Me voilà en première année en soins infirmiers. Je suis un peu perdue, beaucoup d’informations à intégrer en si peu de temps. Je me rends vite compte que la barre est haute, et que l’ensemble des formateurs attendent beaucoup de nous durant ces 3 années à suivre. Je suis quelqu’un de réservé, un peu timide et effacée au sein de la promotion. Prendre mes marques dans une nouvelle ville avec un nouveau cursus scolaire va me prendre du temps, je le sais, mais je suis déterminée à faire tout mon possible pour y arriver. J’appréhende mes premiers stages et le fait de prendre en soin une personne en situation de handicap, et/ou confrontée à la maladie. 
   Mes premiers bilans de stage ressortent de moi une personne sérieuse et motivée, mais présentant un certain manque de confiance en soi. Concernant les cours théoriques et les partiels, trouver une méthode d’apprentissage m’est très difficile, j’enchaîne les rattrapages et me remet en question à plusieurs reprises. Est-ce vraiment fait pour moi ? Vais-je réussir ? Etait-ce une bonne idée de me lancer là dedans ? Je me devais de réajuster l’ensemble des difficultés que je rencontrais. 

    Juin 2016 est arrivé… 10 rattrapages avant mon passage en deuxième année. Coup dur de l’année. Je devais allier stage et rattrapages, dans un laps de temps très court. J’ai rencontré un groupe d’amis, dans lequel je me suis très bien intégrée, et avec qui j’ai commencé à réviser. Nous étions 3 ou 4, cela dépendait. Je me suis ainsi rendue compte de l’importance qu’était d’être bien entourée lorsque l’on se retrouve loin de ses proches. Fin de l’année… Réussite de 9 rattrapages sur 10 ! De quoi me rebooster pour la deuxième année. 
   Durant cette première année, j’ai acquis une certaine maturité et je m’en suis rendue très vite compte. J’ai acquis beaucoup de connaissances théoriques, notamment concernant le corps humain et son fonctionnement normal, dit « non-pathologique ». J’ai aussi découvert concrètement ce qu’était le métier d’infirmière, et ce à quoi il aspirait. Je me suis reconnue dans certaines valeurs à acquérir tout au long de la formation notamment la tolérance et le respect d’autrui - la patience - l’écoute et l’empathie. J’ai encore du chemin à parcourir, de la confiance a acquérir mais cette première année est pour moi celle qui m’a énormément apporté sur moi-même. Je me suis découverte, moi, mes points forts et mes points faibles. 



     La deuxième année arrive très vite, après deux mois passés à travailler en tant qu’aide-soignante à domicile. J’ai eu le temps de souffler une petite semaine fin août, et ce fût la rentrée. Je l’entame en ayant une boule au ventre, je n’ai plus que deux chances pour ce partiel de cycle de la vie que je n’arrive pas à valider, sinon c’est le redoublement assuré. Durant cette année, je suis passée par divers lieux de stages plutôt « techniques » qui m’ont permis d’acquérir une certaine dextérité et confiance en moi que je n’avais pas auparavant. 
   Je découvre les joies de l’habillage en stérile lorsque je suis en service de dialyse et celles des surveillances de retour de bloc opératoire lorsque j’étais en maternité. Auprès des patients et des équipes soignantes je me sens de plus en plus à l’aise et de plus en plus confiante. Bon, je n’arrive toujours pas à vraiment prendre les devants lorsque vient le moment de remplir le portfolio par exemple, je ne sais pas toujours comment utiliser ma position d’étudiante mais je me convainc en me disant : ça viendra. La question la plus importante pour moi était : vais-je enfin valider l’unité 2.2 - Cycle de la vie ? Je me retrouve en difficulté, et je pense de plus en plus à l’échec et au redoublement qui me pendait au nez. 

   J’ai persévéré, et me suis entourée de personnes ressources lors des révisions, notamment Kévin, un étudiant en première année qui passait également ce partiel là au même moment. Découvrir une nouvelle technique d’apprentissage avec de nouvelles personnes m’a permis de le valider avec une note plutôt correcte. Ma deuxième année est alors une réussite, passage en troisième année avec 120 ECTS sur 120. A ce moment, j’ai vraiment l’impression de revenir de loin ! 10 rattrapages en première année contre un sans faute en deuxième. J’ai également trouvé mon sujet pour le mémoire de fin d’études, et celui-ci est validé auprès des formatrices, j’appréhende sereinement ma troisième année à suivre.

   Celle-ci débute, encore une fois après deux mois de vacances d’été non stop à travailler au sein du même SSIAD que l’année dernière. L'ensemble de mes amis profitent de leur été, mais moi je sais que j'ai besoin de rester autonome financièrement et qu'il m'est alors difficile pour moi de subvenir à mes besoins si je ne travaille pas lors des vacances. J’apprends tellement de ce job d’été, en terme de prise d’initiative, de prise en soin au domicile et de travail en équipe. Exercer durant les vacances me permet d’approfondir l’ensemble de mes compétences. C’est une première approche quant à l’exercice infirmier vers lequel je souhaite me tourner. Troisième année, celle qui me fait si peur, là où tout se joue. J’ai du mal à me rendre compte que 2 années se sont déjà écoulées et que je suis plus proche du diplôme que du début. Une nouvelle Audrey en l’espace de ce temps passé ? Certainement. Lorsque je suis en stage, j’adopte une attitude différente… Plus professionnelle, plus mature et plus responsable
   
   Je viens tout juste de terminer un stage au sein d’un hôpital de jour psychiatrique. Malgré le manque de soins techniques, j’ai découvert un tout autre côté du métier d’infirmier : l’humain. J’ai perfectionné le relationnel auprès des patients, ainsi que le respect d’autrui notamment de ces personnes souffrants de troubles psychiatriques. Je me suis découverte un peu plus à travers ce stage, j’ai découvert cette patience, que je n'avais pas encore eu l'occasion de développer ainsi que cette capacité d’analyse et d’observation. Je vais pouvoir, à présent, allier ces points forts acquis en stage pour le prochain, qui lui se déroulera aux urgences. Nouvelle année, nouveaux défis. Une chance pour moi de travailler ma dextérité car n’ayant pas pratiqué depuis un petit moment, je ressens le besoin d’une remise à niveau avant d’exercer réellement une fois diplômée. Les 6 prochains mois s'annoncent difficiles, je me penche de plus en plus sur le mémoire de fin d'études, et me projette timidement vers l'avenir. 

   Ces trois années de formation en soins infirmiers m'ont permis d'acquérir une certaine conscience professionnelle que je n'avais pas lorsque j'ai déposé les pieds pour la première fois au sein de l'IFSI. En effet, chaque année relevait pour moi d'un nouveau défi : difficulté d'apprentissage, manque de confiance en moi, éloignement familial... Je suis quelqu'un de nature persévérante malgré le fait que je sois vite impactée par un échec. A ce jour et après l'expérience acquise lors de chacun de mes stages ainsi que mes étés passés au SSIAD, mon projet professionnel serai d'exercer le métier d'infirmière dans un cabinet  libéral. J'aime la relation de confiance qui est créée lorsque je dois prodiguer des soins sur un patient, à son propre domicile. La relation est si différente, le patient est souvent plus détendu quant à la venue d'une infirmière. J'apprécie également le fait de travailler en autonomie, et cette gestion de la journée qui constitue sa propre organisation personnelle au fil de celle-ci. Je trouve également le travail en équipe pluridisciplinaire différent mais tout aussi intéressant qu'en structure ; avec le médecin de ville et ses collègues infirmier-es par exemple. 

    Par ailleurs, j'ai conscience qu'il est nécessaire d'avoir deux années d'expérience avant de pouvoir se lancer dans ce projet-ci, mais je songe à travailler en intérim afin d'obtenir une certaine polyvalence et de rencontrer un maximum de modes de fonctionnement, de pathologies, de soins... Cela me permettrai de mettre en application toutes les connaissances que j'obtiendrai afin de savoir gérer tout type de situation une fois en libéral. Je pense également que je serai amenée à exercer le métier d'infirmière en fonction des différents besoins des services au moment venu ; ce sera à moi de faire mes preuves et de mettre en avant mes qualités d'adaptabilité. 

   Par la suite, je pense rester encore un peu dans la région Normandie après le diplôme, afin d'obtenir une stabilité financière, pour ensuite investir dans un logement et autre dès mon retour dans le sud. Il me reste alors à acquérir lors de cette troisième et dernière année une pincée de dextérité dans les soins, une cuillère à soupe de confiance en soi, sans oublier :  une volonté irréprochable de réussir
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1 commentaires

  1. Je sais pas pourquoi mon commentaire n'apparait pas...

    Je disais juste que c'était beau comme partage, et que tu as l'air de te plaire dans ce domaine qu'est le soins !

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